La découverte de Léonard Wigow

livre grimoire ancien abimePetit homme bedonnant, Léonard Wïgow est un astrologue Wallon guère impressionnant derrière ses binocles déformés. Passionné par Platon, il a dévoré plusieurs fois chacune des œuvres du philosophe. Il n’a évidemment pas manqué la fabuleuse histoire des Atlantes de leur orichalque fantastique.

C’est en 1491, en se penchant sur les reproductions des cartes égyptiennes du temple de Saïs du livre de Jehan de Mandeville qu’il est interpellé par une anomalie dans les coordonnées célestes crayonnés dans les coins des papyrus.

En effet, d’après les indications accompagnant les cartes, ces coordonnées sont censées indiquer la position des étoiles de la constellation d’Orion, le signe du Scorpion. Or, d’après ses calculs, il ne peut pas s’agir de la position d’Orion vu depuis l’Egypte, ni depuis un quelconque pays d’Europe. Peut-être que ces coordonnées correspondent à la vision du ciel depuis l’île de l’Atlantis…

En partant de cette hypothèse, à l’aide de son astrolabe et de calculs mathématiques poussés incluant des variables de position dues au déplacement des étoiles au fil des années, il en déduit la position probable del’île de l’Atlantide à la surface de la Terre…

L’année suivante, l’astrologue est emporté rapidement par le typhus et les conclusions de son travail finissent après quelques tribulations de messager en messager, d’homme de sciences en homme de science, de souverain en souverain et de pays en pays, à la cour du roi du Portugal.

Il est à noter que Léonard Wïgow avait la fâcheuse maladresse de ne jamais mentionner son nom sur les documents qu’il rédigeait. Ceci explique sans doute que son nom n’ait jamais marqué l’Histoire. Heureusement, le fruit de ses autres travaux n’en fut pas perdu pour autant. On raconte que la plupart de ses notes finirent dans les laboratoires d’un autre illustre « Léonard » de la même époque, peintre et scientifique italien.

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