Un vrai MMORPG

Massively Multiplayer Online Role Playing Game

ou, plus simplement en français, jeu de rôle en ligne massivement multijoueur

Un MMORPG, tous les bons gamers savent à quel genre de jeux ce terme fait référence : WOW, Dofus, Guild Wars, Runescape

Selon la définition que l’on trouve dans les annuaires spécialisés ou sur Wikipédia, ces jeux entrent dans la catégorie des MMORPG.

Pourtant cette définition est celle du Hack’n Slash (Porte-Monstre-Trésor en français) : une adaptation des jeux de plateau des années 80, type Heroquest de Games Workshop, où des héros d’Heroïc Fantasy bastonnent des monstres par centaines, et qui ont inspiré les premiers jeux vidéo du même genre.

Moi-même, je trouve du plaisir à me défouler dans ce type de jeux qui ne sont ni plus, ni moins que des Diablo ou Titan Quest communautaires et en ligne. Mais de là à dire que ce sont des jeux de rôle, à part la fiche de personnage, la ressemblance s’arrête là !

Les jeux dits MMORPG n’auraient donc rien à voir avec l’acronyme qui les définit ?!?

Un jeu de rôle, c’est quoi ?

Entre jeu de comédie (théâtre, spectacle) et seconde vie, la principale caractéristique du Jeu de Rôle est que le scénario n’est pas ACCESSOIRE ! Car justement l’intérêt des participants est de pouvoir agir sur le déroulement de leur histoire.

A part Baldur’s Gate en son temps, ou Neverwinter Nights avec son meneur de jeu, on peut compter sur les doigts de la main les titres qui ont essayé de donner à leurs joueurs les rênes de leur destinée.

Combien de MMORPG aujourd’hui proposent de modifier le déroulement du scénario en plusieurs points ?

Un monde persistant, c’est pareil !

Les MMORPG sont souvent (pour ne pas dire toujours) associés à des mondes persistants. Là, la définition est sans équivoque sur le Web, aucun de ces jeux n’est un monde persistant au sens du jeu de rôle.

Pour le devenir, il faudrait que les actions et comportements des joueurs durant leurs sessions aient des répercussions durables sur le déroulement du scénario et que les événements dans les lieux persistants en tiennent compte éternellement.

Quand les monstres « repop » toutes les demi-heures, les instances proposent les mêmes quêtes à tous les groupes de joueurs qui se forment, que les Trolls ou les Elfes gagnent tour à tour des batailles stratégiques sans que les contrées voisines ne voient leur gameplay affecté, ni le jeu de rôle, ni la persistance de l’univers ne sont au rendez-vous !

Et Bella Sylvaeque ?

Bella Sylvaeque s’est justement engagé sur la voie trop peu empruntée du genre JDRMM (traduction de MMORPG). En mettant le scénario au cœur des mécaniques de jeu, en offrant aux scénaristes les moyens de modéliser leurs histoires et en permettant aux joueurs de créer des événements interactifs pour animer les mondes persistants qu’ils traversent !

Plutôt que d’être piloté par un moteur de rendu 3D, Syldi Studio, qui édite BSQ, a mis la composition du scénario au cœur du concepteur de jeu en ligne, libérant le scénariste des contraintes de temps et d’échelle. La plateforme (framework) n’intègre aucune règle prédéfinie de résolution des interactions, le Game Design et le Level Design reposent totalement sur les metteurs en scènes.

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